18.01.2012

Info à contretemps

Voici un numéro du JDP qui, je pense, pourrait intéresser les lecteurs de notre blog et surtout de notre wiki.

Certains des contributeurs de la revue utilisent d'ailleurs des phrases qu'on peut retrouver mot à mot dans nos travaux internet. 

Au point qu'on pourrait se demander si nous n'inspirons pas et n'influençons pas par le biais du net les publications de ceux qui n'hésitent pas à se mettre dans la lumière, et publient sans citer l'intégralité de leur sources, en particulier pas celles issues du net.

Mais notre wiki sert à ça : repositionner correctement le point de départ de la réflexion en matière de parentalité. Son but n'est pas, pour l'heure, de revendiquer des droits d'auteurs.

Donc tant mieux, s'il sert, dans l'anonymat, à l'intelligence générale.

Georges BLOND

jdp n°292.JPG



11.01.2012

Excellente année 2012

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vous souhaite une

BONNE ANNEE 2012

30.11.2011

Ouverture du séminaire sur la parentalité

Notre association reprendra son séminaire de recherche pour l'ouvrir à toutes les personnes concernées par les questions relatives au lien parent-enfant, parents ou professionnels en relation avec des enfants. Il y s'agira de poursuivre l'étude des :

"Incidences des nouvelles modalités d'exercice de la parentalité sur les conceptions traditionnelles des rôles et fonctions parentales présentés comme un héritage analytique structural."

1ère séance : l'un des participants, Georges BLOND, psychologue clinicien, interviendra pour ouvrir la discussion sur la question posée par l'indistinction fusionnelle parent-enfant, faut-il la concevoir comme prise dans la structure développementale ou comme un effet des avatars du lien lié à l'histoire parentale, nous nous appuierons notamment sur les deux notes de Lacan à Jenny Aubry que l'on trouve ici 

www.ecole-lacanienne.net/documents/1969-10-00.doc


28.09.2011

Conférence : "Anorexie boulimie : mieux comprendre ces maladies et leur traitement"

A Strasbourg,

Puisque les parents sont aussi invités intéressons nous à ce problème des TCA (Troubles des Conduites Alimentaires).

Conférence - Anorexie boulimie, mieux comprendre ces maladies et leur traitement

L'association ARTTA propose des groupes de paroles pour les parents

08.09.2011

Elly Teman : «Birthing a Mother - The Surrogate Body and the Pregnant Self»

Pour ceux qui sont à l'aise avec l'americain, Claire, que je remercie pour ses commentaires, nous indique une référence de lecture:

Il s'agit d'un livre d'Elly Teman intitulé : 

elly teman.jpg

«Birthing a Mother - The Surrogate Body and the Pregnant Self ».

Sauf erreur ce livre n'est pas traduit. Il n'est d'ailleurs pas évident d'en traduire n'en serait-ce que le titre; il me semble y avoir des enjeux langagiers et intellectuels.

«Birthing» veut dire «accouchement», mais au sens de l'accouchement d'un enfant, comme ici il s'agit de l'accouchement d'une mère, mais pas en tant qu'elle va donner naissance à un enfant, mais bien comment elle se constitue elle-même en tant que mère, il faudrait parler de mise au monde plutôt que d'accouchement. Mais après parlerait-on d'une mère ou de la mère?

Difficile à trancher, aussi difficile que de fixer les limites entre le particulier et le général. A rester le plus proche du texte anglais il faudrait dire mise au monde d'une mère puisque lemot anglais est l'article «a».

« The Surrogate Body and the Pregnant Self » : ce sous titre pourrait être traduit par «corps de substitution» mais «pregnant self» reste terriblement difficile à traduire. Couramment en psychologie on traduit self par moi, ou soi encore que de nombreux collègues continuent d'employer self en anglais. Mais que serait un pregnant self, attendu que «pregnant» signifie enceinte?

On trouve sur le site de l'auteur la présentation de l'ouvrage en anglais

« Birthing a Mother is the first ethnography to probe the intimate experience of gestational surrogate motherhood. In this beautifully written and insightful book, Elly Teman shows how surrogates and intended mothers carefully negotiate their cooperative endeavor. Drawing on anthropological fieldwork among Jewish Israeli women, interspersed with cross-cultural perspectives of surrogacy in the global context, Teman traces the processes by which surrogates relinquish any maternal claim to the baby even as intended mothers accomplish a complicated transition to motherhood. Teman's groundbreaking analysis reveals that as surrogates psychologically and emotionally disengage from the fetus they carry, they develop a profound and lasting bond with the intended mother. »

«La mise au monde d'une Mère» est la première ethnographie pour explorer l'expérience intime de la substitution de gestation dans le phénomène de la maternité. (En français on parle couramment de gestation pour autrui). Dans ce livre joliment écrit et perspicace, Elly Teman montre comment les mères de substitutions et les mères «destinées» négocient soigneusement leur effort coopératif. Partie d'un travail sur le terrain anthropologique parmi des femmes israéliennes juives, à la croisée de perspectives multiculturelles de maternité de substitution dans un contexte global, Teman trace les processus par lesquels les substituts abandonnent toute revendication maternelle sur le bébé au moment même où les mères destinées accomplissent une transition compliquée à la maternité. L'analyse révolutionnaire de Teman révèle que comme les substituts («mères porteuses») se désengagent psychologiquement et émotionellement du foetus qu'elles portent, elles développent une obligation(un lien) profond et durable avec la mère destinée.

Comme quoi en psychologie de la parentalité les choses sont beaucoup plus complexes que ce que semble en retenir Boris Cyrulnick dans la chronique radio dont nous avions fait notre precédente note. Car si la légitimité biologique, et les arguments biologiques ne doivent pas être niés, comme nous le soutenons avec force depuis des années, il existe aussi bien entendu une légitimité adoptive, aussi bien du côté des parents que des enfants. Les conséquences en terme de pathologie me semblent surtout l'effet de l'imposture pas du désir d'enfant dès lors que celui-ci est pris dans la loi symbolique en accord avec le socius et la légalité. 

GB.

24.08.2011

A propos de la chronique de B.C : « le développement des enfants nés d’une mère porteuse?

A propos de la chronique : « le développement des enfants nés d’une mère porteuse

Les réserves et interrogations du très médiatique Boris Cyrulnik diffusées sur France info dans l'émission «Histoire d’Homme» de Marie-Odile Monchicourt du 21/08/2011 dans une chronique intitulée «Le développement des enfants nés d’une mère porteuse» montre très clairement que nous avons sans doute raison de vouloir modéliser la parentalité comme un phénomène complexe s'exprimant dans plusieurs registres.

Et malheureusement même les penseurs les plus en vue de notre société actuelle n'ont pas pris ce réflexe intellectuel.

De penser la parentalité comme l'exercice, l'expression de différentes légitimités nous a donc utilement permis de questionner cette prétendue certitude quant à la définition de la personne de la mère. Il devient tout à fait clair qu'on ne peut pas plus définir la mère, que le père comme se soutenant l'un ou l'autre de la seule légitimité biologique.

Lire la suite...

 

 

10.06.2011

URGENT un étudiant en médiation familiale recherche des témoignages pour son mémoire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Juste une ou deux questions...

Message  frogg1973 Hier à 10:54

Bonjour,

J'ai un grand et urgent besoin d'aide pour terminer mon mémoire de médiateur familial: je cherche des personnes qui ont eu recours à la médiation familiale suite à une séparation ou un divorce et qui disposent de quelques minutes pour répondre à un questionnaire anonyme et très rapide se trouvant sous le lien URL ci-dessous: 

https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dC1rX3E1... 

Vos réponses me sont indispensables pour pouvoir espérer réussir ma formation alors c'est un grand merci que j'adresse à tous ceux qui pourront m'aider, 

Frogg1973 Smile 

Pour info : "le père incertain" sur France 2

  • Documentaire - Culture Infos
  • Pays : France
  • Nationalité : français
  • Date de sortie : 2009
  • Durée : 52 mn

Diffusions

Jeu 09/06 à 23h50 sur France 2  ou  Dim 12/06 à 05h00 sur France 2

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"La démocratisation des tests ADN a radicalement bouleversé le rapport des hommes à la paternité. Désormais en mesure de prouver ou de nier formellement leur ascendance, ils nouent des relations nouvelles avec leurs enfants. Plusieurs spécialistes, notamment l'anthropologue Françoise Héritier, le généticien Axel Kahn et le psychiatre et psychanalyste Serge Hefez, évoquent ces nouveaux rapports. Leurs analyses et leurs réflexions sont illustrées par le portrait de trois hommes qui, face à la caméra, évoquent leurs sentiments, leurs aspirations et leur parcours de pères."

 

09.06.2011

"Un père pour grandir-essai sur la paternité"

En avant goût de la lecture du petit dernier de Jean LE CAMUS dont la présentation suit, voici un  texte de Jean Le Camus intégralement en ligne : Le lien père-bébé[1]texte à lire par tous les cliniciens.

Texte dans laquel Jean Le Camus développe des thèses et un point de vue tout à fait intéressant qui va presqu'entièrement dans le sens des théses et interrogations que nous développons dans notre wiki. GB

Un père pour grandir.jpg

 

Résumé de "Un père pour grandir ; essai sur la paternité"

Comment faire pour apporter du bien-être à nos enfants ? Sur quels repères s'appuyer pour les éduquer quand la cellule familiale revêt tant de formes différentes ? C'est dans le cadre de ce débat passionnel autour de la famille et de la parentalité que Jean Le Camus inscrit sa réflexion sur " l'être père " aujourd'hui. 
Un père pour grandir recouvre l'ensemble des principes, des stratégies et des éléments de méthode qui sous-tendent, structurent et expriment une volonté de changement. Plus précisément, l'auteur s'applique à défendre ce qu'il appelle la paternité positive : répondre " oui " pour un père, c'est agir sans intermédiaire, s'impliquer en tant que parent au côté de la mère, et assumer le partage des responsabilités. C'est ensuite, et surtout, avoir le souci de l'intérêt supérieur de l'enfant. Cette nouvelle paternité sert aussi les intérêts de la société : ne plus s'accomoder de l'opposition traditionnelle des fonctions parentales - l'amour de la mère / la loi du père - pour aider l'évolution des mentalités : des droits de l'enfants mieux reconnus, l'égalité hommes-femmes mieux respectée, la diversité des configurations familiales mieux acceptée.
Entre les pères adoptants, les pères IAD, les pères séparés, les pères homosexuels, voire les beaux-pères mis en position de père social... il n'y a plus d'image unique du " bon père ". Désormais tous sont légitimes et revendiquent les mêmes droits que les mères à l'égard des enfants. Les mêmes droits et les mêmes devoirs ! souligne l'auteur.

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L’enfant a certes toujours besoin des deux mêmes ingrédients : l’amour et la loi. Mais ils peuvent être fournis tour à tour par le père et la mère, argumente l’auteur, émérite professeur de psychologie. Le père qui dit toujours « non » (Lacan), ou s’efface devant la mère (Winnicott) est selon lui complètement has been aujourd’hui. Tout comme les moralistes qui le défendent encore. Cette analyse de fond, très lisible, propose une version mieux équilibrée et plus impliquée de la paternité, incluant l’affection et la confiance.

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Dépassons les discours éculés sur la fonction symbolique du père et cette vision étriquée mais tenace de celui qui dit non à tout ! Il est temps d'entrer dans l'ère de «la paternité positive».

Répondre oui pour un père, c'est d'abord s'impliquer en tant que parent au côté de la mère et assumer le partage des responsabilités. C'est ensuite et surtout avoir le souci de l'intérêt supérieur de l'enfant et s'investir dans une position d'ouvreur, de stimulateur, de catalyseur, de donneur de rêves. Le père n'est pas celui qui met des barrières, c'est celui qui allume des feux...

À lui de s'engager le plus tôt possible auprès de son enfant dans les soins et les jeux du premier âge, les activités d'éveil, la compétition sportive simulée, l'ouverture à l'environnement et au monde des autres, la confrontation aux épreuves de la vie... C'est en occupant le terrain émotionnel et éducatif à deux, en toute conscience et dans le plaisir, que les parents permettront à leur enfant de bien grandir.

Professeur émérite de psychologie à l'université de Toulouse-II, Jean Le Camus a créé et animé l'équipe de recherche «Psychologie du jeune enfant» au sein du laboratoire Personnalisation et Changements sociaux. Spécialiste de la cause des pères, il a notamment écrit avec Michèle Laborde Le Père et l'enfant à l'épreuve de la séparation (Odile Jacob, 2009).

http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-101680-un-pere-p...

25.05.2011

Pascal nous transmet une info de nos amis de LPLM

Pascal nous transmet une info qu'il a trouvé chez nos amis de LPLM qui pourrait faire office de point de départ à une réflexion commune dans le cadre d'un séminaire de récherche pluridiscplinaire ouvert à tous. Pourquoi pas? 

En tous cas, la transmission épigénétique est un phénomène complexe et fascinant. On trouve sur wikipedia ceci :« On peut sans doute comparer la distinction entre la génétique et l’épigénétique à la différence entre l’écriture d’un livre et sa lecture. Une fois que le livre est écrit, le texte (les gènes ou l’information stockée sous forme d’ADN) seront les mêmes dans tous les exemplaires distribués au public. Cependant, chaque lecteur d’un livre donné aura une interprétation légèrement différente de l’histoire, qui suscitera en lui des émotions et des projections personnelles au fil des chapitres. D’une manière très comparable, l’épigénétique permettrait plusieurs lectures d’une matrice fixe (le livre ou le code génétique), donnant lieu à diverses interprétations, selon les conditions dans lesquelles on interroge cette matrice. » Et ces mutations épigénétiques se transmettent à la génération suivante."

Ceci permettrait sans doute d'expliquer pourquoi malgré tout le battage médiatique sur la définition du père comme d'une fonction, les humains continuent de rechercher leur père biologique. Les humains doivent confusément sentir que quelque chose leur aura été transmis indépendamment des interactions parent-enfant qu'ils ont connus et qui les a constitué. Quelque chose qui n'est pas simplement dans des gènes mais appartient aussi à une histoire. L'histoire de l'autre, qu'il nous a transmis sans même le vouloir ou le savoir. (Ce qui nous renvoit au sujet suivant et l'émission diffusée par france 2 sur la recherche du père biologique.)

Ainsi "une étude faite sur une population dont étaient référencés tous les individus ainsi que leur alimentation en fonction des récoltes a montré qu'une grand-mère ayant vécu une famine transmet cette information à sa descendance et par conséquent modifie l'ADN de son petit-fils, qui peut développer des maladies alors qu'il n'a jamais connu de famine*".

*Il s'agit des travaux menés par Le généticien clinique Marcus Pembrey (institut de la santé infantile, University college de Londres) et Lars Olov Bygren (Université d'Umea, Suède). Voir l'article d'Hervé Morin paru dans le Monde « Une étude suédoise questionne le darwinisme [archive] » 28/12/2002

 

Le père transmet ses comportements au foetus

mercredi 20 février 2008 

 

 

 Des biologistes ont démontré qu’une altération dans l’expression des gènes, sans qu’il n’y ait de changement dans les gènes eux-mêmes, suffit à transmettre des valeurs et des comportements du père au foetus et ce, même si le père est totalement absent de la vie de l’enfant après la naissance. Les pères ne lèguent pas seulement leurs gènes à leurs enfants. Ils leur transmettent aussi leurs valeurs et des comportements issus des expériences qui les ont marqués. Ces dernières années, des biologistes ont montré que cette transmission se fait directement au foetus, même si le père est totalement absent de la vie de l’enfant après la naissance.

« Quand j’ai vu mes premiers résultats, dans les années 70, je n’y croyais pas moi-même », explique Gladys Friedler, professeure à l’École universitaire de médecine de Boston, en entrevue au congrès annuel de l’Association américaine pour l’avancement des sciences. « J’avais rendu des rats dépendants à la morphine. Puis, je les ai accouplés avec des femelles parfaitement saines. Les souriceaux qui sont nés avaient un faible poids, et avaient des problèmes de comportement, comme si leur mère avait pris de la morphine durant la grossesse. »

JPEG - 13.8 koLe problème, c’est que la prise de morphine ne peut théoriquement pas endommager le matériel génétique des spermatozoïdes. L’effet observé par Mme Friedler était «épigénétique» : le père transmettait à ses enfants une altération dans l’expression de ses gènes, sans qu’il n’y ait de changement dans les gènes eux-mêmes. «Mes collègues trouvaient que ça ressemblait trop aux thèses de Lamarck, zoologiste français du début du XIXe siècle qui croyait que les traits acquis pouvaient être transmis aux générations futures tout autant que les traits innés. Si tel était le cas, l’évolution irait beaucoup plus vite.»

Depuis, plusieurs autres études, sur des animaux comme sur les humains, ont confirmé que des transmissions épigénétiques sont possibles de génération en génération. Des ouvriers travaillant avec des substances toxiques comme le plomb ou certains pesticides ont eu des enfants qui avaient des caractéristiques similaires à celles qu’ils auraient eues si leur mère avait été exposée à ces substances pendant la grossesse.

Transmissions de toutes sortes

Rien ne permet de supposer que la transmission épigénétique s’arrête aux drogues et aux polluants, selon Mme Friedler. Un stress important vécu par un homme, par exemple des mauvais traitements durant l’enfance ou un choc post-traumatique à la guerre, pourrait provoquer des effets chez leurs enfants à venir. Et ce, même s’ils ne sont jamais en contact avec leur père. Ce serait en quelque sorte un équivalent des liens émotionnels entre une mère et son foetus, avant la naissance.

Mathieu Perreault La Presse. Boston

Un autre lien intéressant sur la transmission

Transmission intergénérationnelle de l’attachement père-enfant dans le cadre de l’adoption au Chili

 

Jean Le Camus sur France Inter

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Jean Le Camus par franceinter

16.03.2011

Analyse critique de certaines dérives idéologiques de la psychanalyse à propos du père

Pour info, notre texte intitulé :

Analyse critique de l'approche structuraliste attribuée à Jacques LACAN sur la prétendue multiplicité du père reprise sous la forme de l'affirmation erronée : "Il n'y a pas qu'un père » Texte de Jean Noël TROUVE, psychiatre et psychanalyste, est terminé et consultable sur notre wiki.

Reste à en faire une conclusion, synthétique et résumée afin d'ouvrir des pistes pour le plus grand nombre.

Georges BLOND

14.03.2011

Le congé paternité pourrait devenir obligatoire - sur "Libération.fr"

 Le congé paternité pourrait devenir obligatoire


La présidente du Medef, Laurence Parisot, l’avait suggéré en vue du 8 mars, Journée de la femme, et le gouvernement vient de dire «banco» : le congé paternité pourrait devenir obligatoire et plus long. Obligatoire car seulement deux tiers des pères le prennent, de peur de s’absenter trop longtemps, de sortir de la norme. «Cela permettrait de casser la discrimination qui sévit dans l’entreprise [embaucher une femme, c’est prendre le risque d’un congé maternité, ndlr] et les stéréotypes : les hommes sont aussi capables de s’occuper de leurs enfants» a estimé, la ministre Roselyne Bachelot. Concernant la durée, depuis 2002 les pères ont droit de prendre onze jours qui s’ajoutent aux trois jours d’absence accordés pour une naissance. Un peu court. Le syndicat des cadres sup (CFE-CGC) et la CFDT prônent, eux, un congé de deux mois.

Lundi 14 Mars 2011, 13:27

28.01.2011

Et le désir du père dans l'accouchement sous X ?


 
ACCOUCHEMENT SOUS X

 Et  l'intérêt de la relation père-enfant dans tout ça, y pense-t-on? Et aujourd'hui pourquoi n'invoque -t-on toujours pas le père comme un parent possible? On a un peu l'impression d'assister encore et toujours aux même dénis de filiation et à un certain retour en arrière de la pensée bien plus qu'à une avancée sociétale.

Comme aurait tendance à le rappeler l'angle sous lequel la chronique était défrayée il y a 10 ans à peine 

cliquez ici

 

"L'accouchement sous X ne protège pas les femmes"

Par Julie Saulnier, publié le 26/01/2011 à 19:16

Un rapport parlementaire préconise de lever l'anonymat de l'accouchement sous X. Claude Sageot-Chomel, président de l'association pour les droits des pupilles de l'Etat à leurs origines, ne crie pas encore victoire.

Un rapport parlementaire pose la question d'une remise en cause de l'anonymat des femmes accouchant sous X, proposant au Premier ministre la constitution d'un comité de pilotage parlementaire pour préparer une éventuelle modification de la loi. 

La France et l'Italie sont les deux seuls pays européens a avoir maintenu l'accouchement sous X totalement anonyme. Le compromis proposé par le rapport consiste à recueillir systématiquement l'identité de la mère accouchant sous X et son dossier médical. Devenu majeur, l'enfant pourrait accéder à ces informations, conservées en lieu sûr.  

Un rapport parlementaire prévoit de remplacer l'accouchement sous X par un accouchement "protégé". L'enfant né dans l'anonymat aurait à sa majorité la possibilité de connaître ses origines. Que pensez-vous de cette mesure?

Je suis satisfait de ce rapport parlementaire sur l'accouchement "protégé" qui reprend nos propositions et va dans le sens du droit pour l'enfant né dans l'anonymat à l'accès à ses origines. C'est un pas supplémentaire dans une bataille déjà vieille de 30 ans. Mais je reste attentif et perplexe quant à sa mise en oeuvre. Je redoute que cet énième rapport favorable aux origines ne soit jamais suivi d'actes.  

Les défenseurs de l'accouchement sous X sont nombreux...

Ceux qui s'opposent à la fin de l'accouchement sous X au nom de la défense des femmes font fausse route. L'accouchement sous X protège le corps médical et l'administration mais certainement pas les femmes. Toutes les études montrent que l'absence d'informations sur ce qu'est devenu l'enfant né est terrifiante. Même lorsque les femmes mettent au monde un enfant dans un univers hostile (famille, religion...), vingt ans plus tard elles sont soulagées de connaître le destin de l'enfant abandonné. Je ne parle pas de l'instauration d'une relation ni d'une filiation, mais l'important est de savoir.  

Le droit à la connaissance des origines figure dans laConvention internationale des droits de l'enfant. C'est sur ce texte que se basent les enfants nés sous X pour demander que la loi change.  

Supprimer l'accouchement sous X entraînerait, pour d'autres, une augmentation des abandons de bébés et des infanticides. En France, l'accouchement sous X est légale et pourtant les infanticides existent... On ne peut donc pas établir de lien de cause à effet entre les deux.  

Les détracteurs français soulignent qu'en Allemagne, où l'accouchement sous X est interdit, il est fréquent que des enfants soient abandonnés dans des "boîtes à bébés". Les Allemands vont pourtant dans le sens contraire d'une légalisation de l'accouchement sous X... Les législateurs réfléchissent à rendre accessible le dossier sur les origines des pupilles de l'Etat dès 16 ans, au lieu de 18 ans aujourd'hui.  

Accéder à ses origines, c'est prendre le risque de chambouler sa vie?

Le danger, c'est le dogme infernal de la monoparentalité! L'accès au dossier d'identité de l'enfant né sous X serait un droit et non une obligation. Aujourd'hui, il y a de plus en plus de familles recomposées: les enfants vivent avec le conjoint d'un parent divorcé sans que cela ne pose de problème. Il en va de même pour les enfants adoptés après un accouchement sous X ou nés d'une insémination artificielle avec sperme de donneur, qui, à leur majorité, désirent connaître leurs origines. On peut avoir des parents d'élevage et des parents biologiques sans qu'il y ait interférence entre les deux. Connaître d'où l'on vient ne signifie pas rejeter ses parents adoptifs.  

Quand les parlementaires vont-ils arrêter de mépriser la parole des enfants dépossédés de la connaissance de leurs origines? Favoriser la connaissance exacte des parents biologiques quelque soit leur degré d'implication est indispensable. Le reste, la création d'un lien ou d'une filiation, ne regarde pas les législateurs mais les pupilles de l'Etat, devenus des adultes lorsqu'ils décident de retrouver leurs origines.  

Claude Sageot-Chomel est président de l'association des droits des pupilles de l'Etat et des adoptions à leurs origines et ancien représentant des associations de Défense du Droit d'origine au CNAOP.  

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Une décision judiciaire fragilise un peu plus le secret de la filiation. Difficile, dans des affaires si complexes, de concilier transparence et droit de chacun.

 L'accouchement sous X serait-il menacé? Une décision du tribunal de grande instance (TGI) d'Angers (Maine-et-Loire) rendue la semaine dernière a ouvert une sérieuse brèche. Pour la première fois, des grands-parents se sont vu accorder le droit de prouver, par une expertise sanguine, leur filiation avec leur petite-fille, née dans l'anonymat quatre mois auparavant. Or, légalement, la loi de 1941 permet à toute femme qui le souhaite de préserver le secret de son identité aux yeux de son enfant.

Un abandon d'enfant n'est jamais un acte volontaire.

Au total, près de 400 000 personnes seraient, en France, nées "sous X". Autant d'histoires individuelles, souvent douloureuses, toujours complexes. La loi de 2002 a maintenu le principe de l'accouchement sous X, mais elle a aussi entendu ceux qui veulent retrouver leurs racines familiales, en créant un Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (Cnaop). A Angers, c'est l'attitude d'une mère, jugée "ambiguë" par l'avocat des grands-parents, qui a provoqué ce revirement juridique. La jeune femme, désireuse d'accoucher sous X, avait néanmoins demandé à ses parents de venir à la maternité après la naissance, "établissant ainsi un lien", de facto, entre l'enfant et ses grands-parents, selon le juge du TGI d'Angers. Il les a donc autorisés à effectuer une expertise sanguine qui prouvera le lien de filiation.

"Les juges ont fait preuve d'une humanité profonde et d'une vraie connaissance de la loi", commente Claude Sageot-Chomel, président de l'association Droit des pupilles de l'Etat et des adoptés à leurs origines (DPEAO) et ancien membre du Cnaop. "Nous avons ici la formidable démonstration qu'un abandon d'enfant n'est jamais un acte volontaire, mais plutôt la réponse à une situation familiale complexe."

"Réfléchir à l'idée d'un accouchement protégé"

Qu'adviendra-t-il, pourtant, une fois que les grands-parents auront établi les liens du sang? Pierre Murat, juriste et professeur de droit à l'université de Grenoble II, estime que l'affaire mènera à une "impasse". En effet, il n'y a, pour l'heure, que trois façons d'établir une filiation juridique: par reconnaissance des parents; par action judiciaire (réservée à l'enfant lui-même ou à sa mère, jamais aux grands-parents); et enfin, en faisant valoir une "possession d'état"- une notion délicate, employée dans la France du XIXe siècle et aux Antilles par les pères qui n'ont pas reconnu leur enfant à la naissance, mais qui l'ont toujours traité comme tel.

Pour Pierre Murat, c'est le principe même de l'accouchement sous X qu'on est "en train de découdre petit à petit", après le précédent de la loi de janvier 2009, qui permet à l'enfant de faire une demande de recherche en maternité devant les tribunaux. Certes, les grands-parents d'un enfant né sous X ne peuvent pas s'opposer à son adoption par une autre famille, conformément à un arrêt de la Cour de cassation de juillet 2009. Certes, la plus haute instance juridique en France a rappelé le principe du secret de la filiation, en l'état actuel du droit. Mais pour combien de temps?

La secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, dit "réfléchir à l'idée d'un accouchement protégé". Une sorte de "sous X light" censé à la fois préserver la mère et libérer l'enfant du poids du secret à sa majorité, mais qui, au final, ne convainc guère. "S'il s'agit d'une manoeuvre pour retarder encore l'identification de la mère, c'est une plaisanterie!" prévient déjà Claude Sageot-Chomel. Pierre Murat, lui, comprend la douleur de devoir vivre avec "une partie de son histoire tronquée". Mais il insiste: "Sur une question si délicate, on ne peut se limiter à la volonté d'hypertransparence de notre société."

 

 

Et pourtant! Paru dans la presse il y a plus de 10 ans : "Accouchement sous X, un père se rebelle"

            L'Express du 09/11/2000

Justice

Enfant sous X: un père se rebelle

par Marie Huret, Laurence Moatti-Neuer

Son ex-maîtresse disait leur bébé mort-né. Il réclame des tests

génétiques. 

Il a d'abord cru que son fils, issu d'une liaison extraconjugale,

était mort-né. «L'accouchement s'est mal passé», lui répète son

ex-maîtresse. Il ne demande pas les détails. Qui oserait, dans un

moment pareil? Michel - appelons-le ainsi - un restaurateur de 43

ans installé à Vichy (Allier), tente de reprendre une vie normale

auprès de sa femme et de ses trois enfants. Mais les doutes

l'assaillent. Il revient à la charge et fait craquer cette femme

qu'il a aimée: leur fils est vivant. Elle reconnaît avoir accouché

sous X, le 5 septembre 1996. Michel avait alors deux mois pour le

reconnaître. Nous sommes en janvier 1997: il est trop tard. Privé de

paternité, cet homme se rebelle, réclame des tests génétiques, exige

qu'on lui rende son fils, déjà placé dans une famille adoptive. La

cour d'appel de Bourges (Cher), qui vient d'examiner ce cas

exceptionnel, le 8 novembre, dira dans quelques mois si cette

demande d'établissement de la filiation est recevable.

 

Depuis près de quatre ans, Michel se bat contre une fiction. Comment

récupérer un enfant dont la mère est censée n'avoir jamais accouché?

Son nom ne figure ni à l'hôpital ni à la mairie: c'est le principe

de l'accouchement sous X. «Le législateur a donné aux mères le

pouvoir de faire et de défaire les pères, regrette Claire Neireinck,

spécialiste des questions de filiation à la faculté de Toulouse. Une

mère peut mettre un géniteur oublieux devant ses responsabilités à

coups de tests ADN. Si c'est lui qui fait valoir sa paternité, il

aura plus de mal à l'obtenir.» Les parents adoptifs, eux, sont

«terrorisés» à l'idée qu'on reprenne leur enfant, s'insurge leur

avocate, Marie-Joseph Robert-Viriot: «Ce petit garçon vit chez eux

depuis quatre ans; il les appelle “papa et maman d'amour”! Ce n'est

pas un objet que l'on peut déplacer au gré du vent.» L'accouchement

sous X n'a pas fini de susciter des réactions passionnelles. La

ministre déléguée à la Famille, Ségolène Royal, vient de présenter

son projet de loi sur la création d'un Conseil national d'accès aux

origines, qui, destiné à aider les «nés sous X» à retrouver leurs

parents biologiques, devrait aussi jouer les médiateurs entre ces

mères qui réclament le droit au secret et ces pères qui revendiquent

le droit à la vérité.

 

 

 

01.01.2011

Bonne année 2011

voeux 2011.jpg

10.10.2010

Drôle de position ou intervention judicieuse?

Une référence au numéro hors série de Psychologie magazine intitulé "Comment être un hommenous a récemment été envoyée.

Notre attention est tout particulièrement attirée par notre interlocuteur sur les pages 67 et 68 où la psychanalyste Gabrielle Rubin affirme l'indispensabilité des pères dans un article intitulé de façon polémique : "Pas de pères, pas de civilisation".

Vous trouverez cette interview dans notre wiki.

N'ayant pas encore trouvé le temps d'en analyser les tenants et les aboutissants j'en  soumets la référence à nos lecteurs.

GB

30.06.2010

Analyse critique de certaines dérives idéologiques de la psychanalyse

Analyse critique de l'approche structuraliste attribuée à Jacques LACAN sur la prétendue multiplicité du père reprise sous la forme de l'affirmation : "Il n'y a pas qu'un père" par Jean Noël TROUVE, psychiatre et psychanalyste.

 

 

19.06.2010

Non, il n'y a pas plusieurs pères, pas plus qu'il n'y a plusieurs mères!

Le fait qu'on s'attache à un adulte ou qu'on élève un enfant ne saurait suffire à constituer une légitimité.

Rendez-vous dans notre wiki où nous essayons de saisir si cette position classique en psychanalyse qui affirmerait qu'il n'y aurait pas qu'un père et que seule la mère serait unique repose réellement sur une argumentation solide ou si elle n'est qu'un simple postulat issue d'une analyse clinique et sociale erronée héritée d'un autre temps. Nous analyserons point par point les arguments développés par JN Trouvé dans son texte intitulé :"L'approche structuraliste proposée par Jacques Lacan : «Il n'y a pas qu'un père»

Les parents sont ils chacun uniques ou l'un d'entre eux doit-il nécessairement être présenté comme structuturalement multiple ou pluriel?

 

27.01.2010

BONNE ANNEE 2010

  BONNE ANNEE 2010  

A tous : parents, enfants...Photos de paysages 048.jpg

Que le chemin vous soit globalement agréable!

"Un enfant - deux parents"

21.11.2009

Homoparentalité

Le problème posé par l'homoparentalité impose de construire un modèle nouveau de compréhension de la parentalité qui n'exclut aucune légitimité, mais la définit en sa complexité pluridimensionnelle.

Ainsi, il ne s'agit nullement d'exclure la légitimité biologique et la différence des sexes, il convient juste de l'articuler dans un modèle plus général. Ce que notre association a tenté de faire en proposant son schéma de la parentalité.

Ainsi, contrairement à ce que dit Mr Ruffo, dans sa récente interwiev au figaro, il ne s'agit pas de préférer la parentalité adoptive à la légitimité biologique. Il s'agit de savoir si on reconnaît à un parent ou à plusieurs le droit d'adopter, et sur la base de quelle légitimité.

La vraie question est bien : "un enfant a-t-il 2 parents ou 1 seul?", (suivant le principe qu'on veut mettre à la base des valeurs qui régulent notre société).

En effet, tout se passe comme si il devenait plus simple pour les instances de raisonner par défaut avec le fait qu'un enfant pourrait être viable avec un seul parent.

Or, psychologiquement, se sont bien 2 parents qui doivent adopter pas un seul.

La clinique psychologique montre qu 'un enfant se construit bien d'aller et retour d'un parent vers l'autre dans une quasi simultanéité au début de la vie, dès lors que les 2 parents ont tous les 2 compris leur rôle. Comme le démontre remaquablement le livre intitulé "le triangle primaire".

Hormis quelques auteurs en plus des auteurs de ce livre, le plus grand nombre des psys médiatisés ou non, sont pris dans leur tradition qui vise à penser la parentalité en des termes partiels, inachevés et dogmatiques.  Cette tradition qui considère que le père n'entre dans la vie de l'enfant que très tard, au titre de la métaphore, et en tant que symbolique, en ne lui reconnaissant qu'une légitimité adoptive alors que la mère, elle, aurait une légitimité biologique. On pourrait dire qu'il y a dans cette tradition psy, un vrai clivage mortifère, puisqu'elle présente d'un côté le père comme symbolique, désincarné, et au fond asexué, et de l'autre la mère comme prétenduement fusionnelle avec l'enfant au nom de la biologie , alors même que le cordon a bien été coupé. Nous avons déjà dénoncé les ravages de cette théorie dans notre texte : Le père est-il a-sexué et sans âge ?

C'est donc au nom de cette même tradition psy qui ne se donne aucune chance de rencontrer le terrain scientifique que les mêmes vont être opposés aux tests ADN, aux mères porteuses et à la résidence alternée, au moins pour les enfants petits. (voir aussi notre texte : La mère plus incertaine que le père? in Pater non semper incertus, mater non semper certa)

Cette dichotomie est absolument stupide, mais elle est encore enseignée dans les facs et on peut même dire que c'est un modèle tellement prègnant qu'il n'apparaît même plus ouvertement tellement il est enfoui derrière des discours politiquement corrects mais vides et incohérents ménageant la chèvre et le choux sans aucun fondement parce que la remise en cause de ces prétendus universels structuraux ne s'est jamais faite.

On retrouve confirmée aujourd'hui que cette posture intellectuelle traditionnelle est eronnée et obsolète puisqu'il se prouve qu'elle est incapable de considérer de par son absence d'intelligence et de cohérence un recours et une pertinence pour le législateur dans la compréhension des réels enjeux dans l'intérêt des enfants.

Ceci fait que dans un deuxième temps, il faut bien se poser la question de la façon dont un enfant pourra se constituer une identité sexuée dans les couples homosexuels.

Et là, force est de reconnaître qu'on a aucune étude sérieuse permettant de comprendre comment il pourrait faire, (car n'oublions pas que les psys sérieux savent très bien que cette étude devrait se déployer dans le temps et de façon transgénérationnelle).

Donc assez, de ces imbécilités et de ces mensonges qui viennent nous expliquer que ça se passe très bien pour les enfants élevés par 2 parents du même sexe, en se contentant de prétendre pour tout argumentaire que ces enfants semblent aussi heureux que les autres !?

En réalité, scientifiquement on n'en sait rien.

Mais le principe de précaution qu'on applique partout en ce moment voudrait qu'au contraire on laisse aux voies naturelles toute leur légitimité plutôt que d'accepter cette objectivation radicale de l'enfant comme objet de jouisssance parentale. C'est pour cette raison qu'il vaut mieux un enfant issu de mère porteuse et adopté par 2 parents que de tenter d'interdire tout discours sur la légitimité biologique, contrairement à ce que la tradition psy a toujours eu tendance à faire .

Même si ce questionnement sur les origines que les cliniciens et les familles adoptives connaissent bien et la vérité qu'il impose viennent dans un deuxième temps, (car on y coupe pas d'un discours sur les origines),  l'amour entre deux humains ne saurait constituer une réponse nécéssaire et suffisante!

A notre avis, il vaut mieux que concrètement un enfant puisse faire un chemin de construction psychologique en allant d'un parent à un autre que de rester collé et englué dans le discours du même quitte à redéfinir ultérieurement ce que doivent être les spécifités des pères et mères, des hommes et des femmes. Il est évident que s'il devient compliqué voire impossible d"établir une différence, une spécificité parentale à partir des rôles ou des fonctions, il serait absolument suicidaire de denier la seule qui subsiste et s'impose comme une évidence : la différence des sexes.

L'urgence est à la reconnaissance de l'altérité, pas du même, de l'unique.

Le 2 est la condition du pluriel et le premier pas protecteur face à l'indéfini de l'infini, de ce faux humanisme libertaire en vogue qu'on voudrait prévalent et sans transmission nécéssaire, ou tout est dans tout, et ou plus rien n'a de sens. Pas même l'amour pour quelqu'un, finalement, alors qu'en dernière analyse c'est pourtant ce sentiment "suprème" qui est toujours invoqué comme argument ultime pour tout revendiquer. L'amour semble être devenu une valeur, exportable partout, argument intemporel donnant tous les droits bien que n'étant pris dans aucune histoire, puisque n'ayant de valeur que dans l'immediateté. Et pourtant depuis Freud on sait bien l'intrication des pulsions de mort et de vie. (La fameuse haineamoration reprise aujourd'hui juste comme un jeu de mot, mais plus comme un outil)

Pourtant sans une cellule mâle et une cellule femelle, c'est à dire sans les hommes et les femmes, pour l'instant encore, l'humanité s'arrêtera.

Bien sûr que les borgnes, les manchots, les unijambistes ou les sourds d'une oreille vivent, très bien nous dira-t-on, mais parce que dans le meilleur des cas ils ont eu la sérénité d'accepter un état de fait qu'ils ne pouvaient changer ce qui constitue leur force. Mais doit-on pour autant se crever un oeil, se couper une jambe, un bras ou une oreille, et a-t-on demandé à ces personnes ce qu'elles feraient si subitement l'impossible devenait possible quant à des récupérations éventuelles de leurs membres absents?

Promouvoir et légaliser l'adoption par les couples homosexuels reviendrait à fonder en droit un déni portant sur la différence des sexes et l'altérité fondatrice en tant que principes structurants de l'identité, mais aussi à organiser une privation parentale réelle du côté de l'enfant.

Tout ça au nom de l'amour !

Pour l'association "Un enfant-deux parents"

Georges BLOND.

23.10.2009

Un livre important pour penser les relations parents-enfants

Le triangle primaire-image du livr'e.jpg

Le cadre des études à venir en matière de psychologie du développement de l'enfant pour être rigoureux, ne pourra plus ne pas tenir compte des résultats de recherche et d'experimentations fouillées présentés dans ce livre qui est en réalité révolutionnaire.

Mais aussi, il se devrait d'interesser toute personne souhaitant se faire une idée concrète et actuelle des processus d'attachement du bébé avec son entourage concret dans la réalité familiale d'aujourd'hui.

Il positionne enfin l'étude du bébé à partir d'une réalité concrète, non dogmatique. Il le sort des situations de laboratoires habituelles, totalement distordues et l'étudie dans la situation la plus proche du quotidien de nos familles modernes, en situation de liens au pluriel, au père et à la mère en même temps.

Ce livre met en avant et étudie rigoureusement la capacité du bébé à créer des interactions avec son père et sa mère dès l'âge de 8 semaines. Sans aucune chronologie ou suprématie dans les liens qu'il tisse avec l'un ou avec l'autre. Il illustre de manière incontestable par l'observation que les liens que tisse chaque parents avec le bébé sont interdépendants et non pas asujettis au seul désir de la mère et à sa prétendue capacité inconsciente de laisser ou non une place inconsciente au père.

Au contraire, il est démontré avec une très grande finesse que les relations d'un parent avec le bébé sont à la fois indépendantes l'une de l'autre et se conditionnent pourtant réciproquement.

Les liens vitaux du futur adulte que l'humain tisse alors qu'il est bébé sont indépendants du statut de père ou de mère dont les adultes se revêtissent imaginairement et symboliquement, mais relèvent bien plutôt des relations que ces humains qui s'occupent de lui établissent entre-eux.

Il devient plus qu'évident qu'étudier le seul attachement du bébé à sa seule mère n'a plus en réalité aucun intérêt scientifique pour ce qui concerne le devenir ultérieur du bébé dès lors que les deux parents ont été présents.

Toute étude qui prétendrait trouver une explication univoque à un trouble de l'enfant ou de l'adulte dans la nature du lien précoce qu 'il aurait noué avec sa seule mère, alors que son père est à côté, n'aurait non seulement plus aucun sens, mais relèverait aujourd'hui de supercherie intellectuelle.

Ne s'interesser qu'au seul lien mère enfant reviendrait au même qu'éditer des cd musicaux en mono alors que la stéréo existe. Ca n'est peut-être pas un hasard si l'humain a deux yeux et deux oreilles.

A simplement étudier le développement du sujet dans une famille strictement monoparentale, situation existante  certes, on est quand même dans une situation minoritaire et artificielle ne comportant qu'un réseau de relation ultra simplifié, limitant la perspective et le volume et qui ne correspond pas à la situation habituelle. Un peu comme si on  voulait faire de l'exception la règle, de la minorité, la majorité. Comme si un physicien en restait au modèle de la réalité élaboré par Newton, alors qu'il a à sa disposition celui d'Einstein.

La question n'est plus de savoir comment un sujet s'étaye à partir de la relation à un autre dont on a dit (à tort) que ça ne pouvait être que la mère, mais bien comment il se constitue comme unique à partir des autres, qui sont présents concrètement pour lui dès le départ de sa vie. Il suffit de prendre connaissance de ce qui se passe dans les salles d'accouchement pour en avoir un exemple symboliquement parlant.

Ainsi même si ça n'est peut-pêtre pas son but initial, il convient absolumment de faire remarquer que ce livre, nullement militant, mais écrit dans un esprit scientifique rigoureux et irréprochable, produisant ses résultats de recherches et hypothèses, invalide toute une série de conclusions et recherches antérieures mal positionnées, car matri-centrées.

A lire donc.

Georges BLOND


 Voir aussi dans notre wiki

15.05.2009

L'avant projet de loi à propos du statut des beaux parents

Chers amis

Voici enfin soumis à vos commentaires une mouture de l'avant projet de loi sur les tiers et les beaux-parents que le gouvernement soumet à votre sagacité par notre intermédiaire.

******

NOUS VOUS RAPPELONS EGALEMENT QUE NOUS INVITONS A SIGNER LA PETITION PRESENTEE DANS LA PAGE PRECEDENTE POUR DEFENDRE LA RESIDENCE ALTERNEE

 Avant projet de loi statut du bo parent.gif

 Mis en ligne par GB

20.02.2009

Pétition importante

 Une

PETITION

importante 

Barre bleue.jpg titre.jpg

soutient la

Barre bleue.jpgtitre proposition de loi ss pétition.jpg

de

2 députés très impliqués

 

foto 2 députés.jpg

Barre bleue.jpg 

faite à l'Association Familiale SOS PAPA
 
EXPOSÉ DES MOTIFS

 Mesdames, Messieurs,

La loi du 4 mars 2002 a ouvert la voie de la résidence en alternance pour les enfants de parents divorcés ou séparés. Le législateur, ainsi que la grande majorité des pédopsychiatres et des spécialistes, ont souligné la présence nécessaire des parents au quotidien, afin de préserver l'équilibre de l'enfant, principe qui est d'ailleurs énoncé dans l'article 9 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Or, on constate après plusieurs années d'application de la loi, une dérive préjudiciable aux droits de l'enfant. Une véritable prime est trop souvent donnée au parent le plus agressif. En effet, et d'une façon générale, le parent qui s'oppose à cette solution paritaire obtient gain de cause.

Le parent demandeur, soucieux de respecter les liens de l'enfant avec l'autre parent, se retrouve dans une situation impossible, seul, coupé de son enfant.

Une étude récente (résidence des enfants de parents séparés, Études et Statistiques Justice 23, février 2004) montre qu'en cas de désaccord le juge rejette la modalité de l'alternance paritaire dans 75 % des décisions définitives et deux fois sur trois pour les décisions provisoires.

La posture de conflit est non conforme à l'intérêt de l'enfant, et à l'apaisement des conflits entre les parents. Le législateur se doit d'être dissuasif à l'égard du parent qui prend le risque de rendre son enfant serai-orphelin, otage d'un conflit dont il est innocent. Cette dissuasion est d'autant plus nécessaire que la prolongation des conflits familiaux a de coûteuses conséquences nuisibles sur le comportement de l'enfant, voire sur l'équilibre des parents, avec des coûts importants en termes de santé publique, délinquance et défaillances scolaires ou professionnelles.

Le respect de l'enfant justifie la dédramatisation de ces moments difficiles et il suffit de dire que la résidence en alternance paritaire est préférable dès lors que l'un au moins des deux parents la demande sur la base de critères matériel, géographique et moral.

La charge de la preuve est alors inversée et il appartient à celui qui souhaite s'opposer à cette résidence paritaire de justifier sa position.

Aussi, si la résidence alternée paritaire était appliquée d'office, tout parent qui s'éloignerait du lieu de

vie de l'enfant sans justifier de manière impérative de l'obligation d'un tel déplacement serait seul responsable de l'impossibilité, au plus grand préjudice de l'enfant, d'exercer la résidence alternée.

Ce serait donc au parent qui empêche ce mode de résidence d'en assumer les conséquences.

Selon un sondage récent, seulement 15 à 17 % des pères demanderaient la garde de leur enfant. Cette estimation ne reflète pas les aspirations des personnes car, dans les divorces trop souvent conflictuels, ceux-ci sont tellement dissuadés par leurs avocats que la résignation s'installe. Ce sondage est corroboré par une étude (résidence en alternance des enfants de parents séparés, Études et Statistiques Justice 23, février 2004) qui indique qu'une demande de résidence en alternance est formée dans seulement une procédure sur dix.

Dans les cas de désaccord entre parents sur le lieu de résidence de l'enfant, le juge peut faire preuve d'un certain arbitraire : comme dans certaines affaires où l'un des parents se trouve sanctionné alors que l'autre a décidé de partir à des centaines de kilomètres, restant alors un certain nombre de mois sans voir ses enfants.

Ne faudrait-il pas, lorsque l'un des parents s'éloigne de la résidence originelle de la famille, que les frais de déplacement soient à la charge de celui qui en prend la décision ? Il doit donc l'assumer, évidemment en fonction des ressources de chacun.

Le dispositif ci-joint que nous vous demandons d'adopter est à même de rendre plus effective la résidence alternée dans l'esprit de la loi du 4 mars 2002.

PROPOSITION DE LOI

Article 1

A l'article 373-2-9 du code civil, est ajouté un alinéa 2, ainsi libellé :

« En cas de désaccord entre les parents, le juge entend le parent qui n'est pas favorable au mode de résidence de l'enfant en alternance au domicile de chacun de ses parents, exposant les motifs de son désaccord au regard de l'intérêt de l'enfant. La préférence est donnée à la résidence en alternance paritaire. La décision de rejet de ce mode de résidence doit être dûment exposée et motivée par des circonstances exceptionnelles.».

Article 2

Dans la dernière phrase du dernier alinéa de l'article 373-2 du même code, après le mot «déplacement» sont insérés les mots suivants : «en fonction des motifs qui ont provoqué le changement de résidence de l'un des parents et de ressources de chacun des parents».

L'article 373-2 est complété par l'alinéa suivant : « En cas de déplacement durable de l'un des parents, la préférence est donnée par le juge aux intérêts et maintien des repères de l'enfant, sauf circonstances exceptionnelles ».

Bien entendu, ce projet de loi n'est pas définitif. Il est modifiable. C'est la raison pour laquelle Messieurs Mallié et Decool ont consultés l'association de pères qui nous l'a transmise et qui précise.

Vous pouvez suggérer des améliorations.

Si vous pensez qu'il faut le plus tôt possible obtenir cette résidence alternée par défaut, si vous pensez que cette priorité évidente de la résidence alternée par rapport à l'immonde droit de visite et d'hébergement doit être défini dans la loi au plus tôt, SOUTENEZ CE PROJET DE LOI.

Soutenez Messieurs Mallié et Decool.

Pour ce faire, écrivez à TOUS vos Députés et TOUS vos Sénateurs pour leur soumettre votre dossier, leur envoyer ce projet de loi, les inciter à se mettre en contact avec Messieurs Mallié et Decool pour soutenir cette loi et surtout pour qu'ils la votent dès que présentée dans les chambres.

Vous trouverez tous les coordonnées de VOTRE député sur le site de l'Assemblée Nationale

Vous trouverez tous les coordonnées de VOTRE Sénateur sur le site du Sénat.Vous DEVEZ faire connaître ce projet.

SOS PAPA met en ligne deux types de PETITIONS pour soutenir cette LOI:

Barre bleue.jpg

 Mis en ligne par GB pour l'association « Un enfant - deux parents ».

 

17.02.2009

Le magazine parents nous contacte

Le magazine Parents recherche des témoignages de papas

Dans le cadre d'un article “Papas solos, comment s’en sortent-ils ?”, une journaliste recherche des pères ayant des enfants de 0 à 6 ans, séparés, divorcés (dans le cadre de la résidence alternée) ou veufs et qui accepteraient de témoigner sur leur vécu, leurs difficultés, leurs joies, etc. Ces témoignages seraient accompagnés de photos-portraits, réalisés par un photographe de la rédaction.

Contacter dès que possible : Catherine Piraud-Rouet, journaliste au magazine Parents, par mail : mailto: catherine@pirouettes.eu ou au 06 03 95 27 71

16.01.2009

BONNE ANNEE 2009 à tous

Bonne année 2.gif
  

Cette image a été réalisée à partir d'une aquarelle de Christophe C.(un père qui n'a pas vu sa fille depuis 6 ans)

 En guise de reprise, je signale un petit texte de présentation et de cadrage de mes constats et analyses en tant que psy qui entre dans le cadre des recherches que nous publions sur notre Wiki.

GB

http://unenfant-deuxparents.metawiki.com/Préambule

10.12.2008

Assemblée générale

L'Assemblée Générale annuelle

DE
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Se tiendra le 18 décembre

à partir de 19h30

à Eutopic

au 32 Bd de Lyon

67000 STRASBOURG

11.11.2008

Les dernières réunions : précisions

2 coquilles se sont glissées dans l'article des DNA paru sur notre assoc !


A la fin : les permanences n'ont pas lieu tous les mardis, mais tous les 2èmes mardi du mois

1) Les permanences ouvertes au public les 2èmes mardis du mois de 18 H 30 à 20 H 00

Snack Michel  20, avenue de la marseillaise 67000 STRASBOURG

prochaines dates : 11/11/08 et 09/12/08.  (Et oui il y en a qui bossent même les jours fériés, enfin...des fois!)

 

2) les ateliers ou groupe de parole réservés aux membres de l'association en principe chaque 3ème jeudi du mois, sauf en cas de vacances scolaires (ces réunions seront plus fréquentes si la demande s'en fait ressentir)

 locaux de l'Association EUTOPIC de 19 H 30 à 21 H 30.
 
Prochaines dates 

jeudi 20 novembre 2008

Et au milieu de la première colonne on lit : un "parent-deux enfants", erreur de la journaliste, mais chacun aura rectifié.

GB

10.11.2008

On nous informe d'une mobilisation, pacifique et cordiale, devant l'assemblée nationale le 13 décembre 2008

Un email nous a été envoyé par le FORUM de l'association [Les Papas = Les Mamans] nous transmettant un message de Razmo. Le voici :

Bonsoir,

Je me permets de vous informer qu'une mobilisation, pacifique et cordiale, devant l'assemblée nationale le 13 décembre 2008 vers 14h30  est prévue afin de dénoncer certaines dérives de la justice dite familiale et de défendre une vrai idée de la co-parentalité, à savoir que l'enfant ait 2 vrais parents !

Beaucoup d'entre nous savent qu'un parent, et particulièrement le père, peut être facilement écarté de la vie de son enfant.

Alors que la loi sur les tiers est prête à sortir (qui permettra encore plus facilement de jeter le père !), il est primordial de dire que tout ne va pas bien en justice familiale et de montrer toute notre détermination pour que le père soit reconnu comme un parent à part entière.

Vous pouvez trouver plus d'informations en vous enregistrant (certaines ne sont visibles que par les enregistrés) sur le site suivant :

http://avenir-des-enfants.forumactif.info/index.htm

Cette mobilisation n'a pas pour but de représenter une quelconque association, mais défendre le droit à l'enfant d'avoir 2 vrais parents autour de lui et pour lui.

Chaque personne est importante et nos enfants et leur avenir méritent qu'on leur accorde du temps !

Après il sera trop tard pour venir pleurer et c'est pour cela enregistrez vous dès maintenant et vener nous rejoindre le 13/12/08 (ps : vous pouvez emmener du monde et passer après un week sympa à paris... )

Merci.


Cordialement

08.11.2008

Une étudiante passe une annonce sur notre blog

Etudiante recherche des témoignages de parents 

« Je prépare le diplôme d'état de médiateur familial, dans le cadre de mon diplôme je dois réaliser un mémoire. Ce dernier a pour thème "les effets de la médiation familiale sur les ruptures de liens parents enfants".

Je recherche des parents qui suite à une séparation ont eu une rupture de liens (contacts) avec leur enfant et qui ont eu recours à la mediation familiale. Il s'agira de répondre à quelques questions de façon anonyme.»

Nathalie.                                                              natlac@aliceadsl.fr