02.04.2008

Les pères auraient disparus en Alsace

 AVIS DE RECHERCHE

Les pères ont ils vraiment disparus dans le Bas-Rhin?

Tout porte à le croire si on s'en tient aux conférences ou colloques qui viennent marteler l'affirmation de la prétendue absence ou désertion des pères en notre belle terre, comme pour essayer de nous en convaincre à force de répétition.

On croyait ce genre de manipulation terminée et que l'époque du père absent et carent appartenait à l'histoire qui avait vu son apparition en même temps que la destitution bien nécéssaire de la toute puissance paternelle dans la loi.

Et bien non, la présentification du père comme nécéssairement absent n'a pas disparue en Alsace.

 

 Le 1er avril 2008, c'est à la Maison de l'Enfance à Strasbourg que les parents sont invités à s'interroger autour du thème «Où sont les pères?»

 

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Le 2 avril 2008 c'est à Sélestat que s'entonne un tonitruant «Pères, où êtes vous? »

 

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Coïncidence étrange, retour dans le réel social d'un forclos du symbolique, 2 conférences, coup sur coup à 24 heures d'intervalles viennent développer le même thème.

Est-ce l'affirmation d'une vérité sociale actuelle ou l'étalage d'un conformisme poliquement correct issu de la synchronisation de la revendication féminine moderne face au travail avec la redécouverte d'une vieille question freudienne développée à partir de la société viennoise du 19 ème siècle où il est vrai les hommes ne s'occupaient guère des enfants?

Mais qu'en est-il dans la réalité ?

2 couples sur 4 divorcent dans les grandes villes et environ 85 % de ces enfants du divorce sont confiés à leur mère et ne bénéficient que d'un droit de visite chez leur père. Droit de visite qui a la plupart du temps une durée absolument incompatible avec l'exercice d'une charge parentale effective. Les décisions de résidence alternées restant négligeables, on se retrouve avec une mathématique imparable : 2 femmes sur 4 doivent effectivement se consacrer aux enfants en plus de leur travail. Mais en quoi cette vérité mathématique signifierait elles que les pères ont disparus?
 

Cette situation des femmes se trouvent être précisément le résultat de l'exclusion des pères de la vie de l'enfant par les décisions de justice lors des séparations parentales et n'est aucunement dûe à l'attitude des pères. J'insiste, il s'agit là d'une vérité mathématique que chacun pourra vérifier s'il prend la peine de réfléchir à la signification que revêt une décision de juctice qui oblige le père à ne voir son enfant qu'un jour voire 2 tous les quinze jours. Avant de faire de grandes conférences au sujet de la prétendue absence du père il faudrait avoir le courage de regarder la vérité en face!

Non le miracle de la fonction symbolique que l'on attend du père, qui porte en l'occurrence bien son nom n'a pas leu lieu ! En ne voyant son enfant qu'un jour ou 2 par semaine il ne peut pas aider la mère à son émancipation professionnelle.

On ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre.

Si on veut l'égalité des hommes et des femmes face au travail il est clair qu'il faudra au préalable une égalité du père et de la mère face aux responsabilités éducatives réelles et concrètes. Or, les résidences alternées ne sont décidées que dans 8% des cas.

Au plan logique, seules des décisions de residence alternées systématiques pourraient permettre une réelle émancipation des femmes face au travail !

GcjB

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