06.09.2008

C'est les Vacances : du sport en perspective?

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Evidemment, la mémoire que l'enfant se constitue auprès de l'un de ses parents n'est pas strictement dépendante du temps passé avec lui. On peut même dire que se qui s'établit du lien parent-enfant et contribue à constituer une mémoire vécue comme partagée, obéit à une autre logique temporelle qu'une logique quantitative.

Néanmoins la qualité de ce lien et la sécurité existentielle qu'il peut être succeptible de nourrir dépendent évidemment d'un exercice réel et concret de la parentalité. Cette fameuse présence symbolique capable de s'établir en l'absence du parent dont certains collègues psy sont si friands ne peut s'établir que s'il y a des échanges concrets dans le réel scellant ce lien, et pouvant servir de base à une remémoration imaginaire après coup de ces moments passés.

Alors pourquoi être pointilleux au sujet du temps imparti entre chaque parent et son enfant?

L'expérience montre qu'un certain nombre de sujets fâchent et sont, dirons nous, sensibles. En tous cas de nature à générer des conflits entre les parents.

Il conviendrait d'essayer de répertorier ces situations afin d'essayer de proposer des biais ou des solutions pour éviter qu'elles ne fournissent occasion inutile au conflit parental. Ceci nous semble d'autant plus important que parfois une bonne entente est en voie de s'établir entre les parents, et il suffit parfois d'un tout petit détail pour "repartir pour un tour" dans un conflit dur.

Le conflit parental au sujet du temps passé avec l'enfant n'est pas toujours à pointer comme un signe d'immaturité ou de psychorigidité des parents, il a un sens, mais il est aussi pour une grande partie l'effet de l'intervention du discours juridique qui a pour but de régler le contentieux, mais ne prend pas en compte le conflit. Comme l'établissement d'une ordonnance de justice et des décisions qu'elle impose aux parents n'éteint pas le conflit, celui-ci va porter sur l'interprétation de la décision de justice. Conflit qui aurait normalement dû être éteint par cette décision.

Mais la décision de justice est-elle toujours d'une interprétation aisée? Non, surement pas. On observe même des décisions de justice totalement inapplicables.

Il en est une qui semble claire : chaque parent bénéficiera de la présence de son enfant durant la moitié des vacances. Et pourtant, à observer les parents, rien ne semble moins facile que de calculer la moitié de cette période de temps. Il nous apparaît inutile de stigmatiser ces parents qui n'y arrivent pas malgré des moyens intellectuels ad-hoc, puisque l'expérience des séparations parentales montre que c'est le lot commun d'un très grand nombre de parents séparés. Evidemment la question se cristallise ou se fixe plus ou moins suivant les situations et l'importance du conflit.

Donc plutôt que de condamner ces parents qui n'arrivent pas à se mettre d'accord sur une interprétation du juge dès lors que celle-ci met en oeuvre un calcul pour être appliquée, essayons de leur faciliter la tâche en leur fournissant une analyse et des références concrètes de nature à leur permettre d'établir précisément où repérer la moitié des vacances de façon certaine. Car déterminer où se situe cette moitié est mathématiquement tout à fait possible.

Au moins, il nous paraît important que chaque parent trouve des moyens clairs de savoir ce à quoi il a droit en terme de présence de son enfant chez lui quitte à s'arranger ensuite avec l'autre parent par rapport à ce temps que la décision fixe, mais en connaissance de cause.

Cliquer >> Comment calculer la moitié des vacances ?

GcjB

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