10.12.2008
Assemblée générale
L'Assemblée Générale annuelle

Se tiendra le 18 décembre
à partir de 19h30
à Eutopic
au 32 Bd de Lyon
67000 STRASBOURG
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22.02.2008
Attention à ne pas instrumentaliser les enfants au pretexte du devoir de mémoire
Au-delà des sangs qui se glacent dans les veines mais qui vont très certainement se réchauffer bien vite avec le printemps qui arrive, en quoi la (dernière) décision de confier la mémoire d’un enfant juif mort à un enfant français vivant est-elle gênante, et fait figure de goutte d’eau de trop.
Cette initiative est gênante parce qu’elle n’est qu’un nouveau volet d’une attitude tout à fait problématique à l’égard des enfants et de leur parents.
Cette fois c’est à un enfant mort (qu’il soit juif ou non) que nos enfants se devraient de s’identifier en adoptant son nom. Mais cette proposition n’est que la dernière de toute une série qui vise les enfants et les met en première ligne.
Rappelons nous tout de même cette autre idée, (pour l’instant encore en sommeil à ce qu’il semble), qui visait à donner des droits au beau parent, et donc à galvauder le principe de l’autorité parentale en le démultipliant. Diviser pour régner, en somme.
Je passerai presque sur cette idée qu’à partir du comportement de l’enfant qui serait à cataloguer et à surveiller dès le plus jeune âge, (3 ans), on devrait pouvoir évaluer son risque de sombrer dans la délinquance, avec bien sûr cette conception qu’à la base c’est son milieu familial qui le défavorise. Pourquoi ne pas laisser Mr B. ex prof de pédopsychiatrie, détracteur de la résidence alternée, mettre au point son test de salive pour repérer encore mieux le stress de l’enfant jeune et déterminer s’il est dans un milieu familial adéquat ou non?
Bien sûr, il n’y a pas de parents idéaux, il est vrai que certains parents ont des attitudes pathologiques, mais pourquoi ce désir continu de toujours court circuiter les parents ?
N’oublions pas que l’enfant n’est pas un adulte, il n’est qu’en phase de latence. C’est même au prix d’un refoulement que l’enfant peut se structurer, à la différence de l’adulte pour qui le refoulement constitue un mécanisme de défense psychique.
Tout ceci ne veut pas dire que nous, adultes, n’avons pas à parler à nos enfants et à les écouter, pour tenter de leur transmettre quelque chose des avatars de la pulsion de vie.
Mais à qui cette mission de transmettre incombe-t-elle, et sur quoi doit-elle porter ? Doit on tenter de figer l’histoire des uns et la faire porter par les autres, telle quelle, sans aucune tentative de comprendre la face cachée de la nature humaine y compris les horreurs qu’elle recèle ?
Comment oser imaginer qu’on puisse maîtriser quoique se soit de ce qu’on tente de transmettre à un niveau social si on rompt avec l’axe même de la transmission, à savoir la relation parent-enfant-enseignant.
Bien sûr l’école de la république a un rôle à jouer dans la transmission des règles morales et civiques, mais voudrait-on qu’elle se substitue aux parents dans ce domaine?
Les parents et les enseignants ne sont pas en rivalité. La transmission des valeurs humaines ne peut se faire que dans une dialectique parent-enseignant.
En aucun cas, elle ne se décide par la volonté d’un seul, quel qu’il soit, fût-il aux manettes.
N’oublions pas que le principe essentiel de l’autorité parentale est toujours inscrit dans la Loi, qu’on le veuille ou non. Ainsi, les parents ont encore droit et devoir de regard sur ce qui s’enseigne à leurs enfants, et surtout de surveillance quant à leur santé psychique.
Par conséquent, nous parents, nous devons nous interroger : quelle est la finalité de cette décision qui vise les enfants dans le devoir de mémoire ?
Le schéma me semble le suivant :
Afin que l’innommable commis à l’égard d’enfants de notre pays il y a 60 ans par des adultes ne se reproduise plus, on va dire aux enfants actuels, dès le CM2, ce qui a existé pour de vrai, avec l’espoir qu’il se feront eux-mêmes, plu tard, une fois adultes, les défenseurs d’une humanité toute pure débarrassée de tout risque de génocide.
On ne peut se cacher que cette idée n’est pas sérieuse et s’interroger sur le fantasme ou la stratégie qui la sou tend.
Car de tout temps les hommes ont commis des génocides et notre actuel président n’est pas le premier à en avoir été ému. Et il faut bien dire que des génocides il y en a encore eu très récemment, et que celui à l’égard des enfants juifs n’a donc pas été le seul. Comme si de stigmatiser un génocide parmi tous ceux ayant existé permettait d’effacer de la mémoire tous les autres. Malheureusement, nous sommes obligés de dire notre impuissance à prévoir ces horreurs et à les empêcher.
Ainsi, pourquoi obliger des enfants de 9-10 ans à retenir le nom d’un autre enfant, mort? Y aurait-il quelque chance par ce procédé qui vise uniquement les enfants d’empêcher ce type de comportement génocidaire des adultes ? Pourquoi un enfant ? Qu’elle est cette valeur particulière qu’on veut donner à la mort d’un enfant dans le fonctionnement génocidaire.
Jusqu’à preuve du contraire la shoah a été un acte orchestré par des adultes, pas par des enfants.
Loin de nier les pulsions de mort aussi à l’oeuvre chez les enfants, ce type de destruction systématisé est le fait d’adultes. Alors pourquoi vouloir impliquer les enfants en éveillant chez eux des sentiments morbides bien inutiles.
Serait-ce une tentative de jouer sur les ressorts du sentiment de culpabilité ? Mais alors, si tel est le cas, il y a un problème: les enfants n’ont pas à se sentir coupables pour un acte qu’ils n’ont pas commis puisqu’il est le fait d’adultes. Les enfants, au contraire des adultes, s’ils peuvent avoir le sentiment du bien et du mal et donc de la faute doivent pouvoir se les représenter à leur échelle. En avoir une conscience tout à fait concrète à partir d’actes qu’ils pourraient se représenter commettre.
En principe, un enfant a le sentiment de justice et de loyauté, il sait que s’il commet une faute, il sera puni. Donc, il peut accéder à la responsabilité de ses actes, mais de manière tout à fait concrète par rapport à des fautes qu’il a lui-même commises ou vu commettre par d’autres enfants, et qu’il peut comprendre. Il structure sa conscience morale par rapport à ses propres fautes d’enfant, pas à travers les fautes de ses ancêtres.
Au pire, l’enfant peut s’identifier à l’agresseur et devenir à son tour violent s’il a subi de la violence ou projeter la violence interne chez l’autre, mais en aucun cas il ne pourra se représenter à des fins structurantes ce que les adultes eux-mêmes n’arrivent pas à endosser, dès lors qu’en plus l’agresseur est positionné comme anonyme, désincarné, noyé dans le social.
Qu’est-ce que cela peut vouloir dire que de faire prendre conscience à l’enfant que les adultes aussi commettent des fautes, bien plus graves, irréparables même? Qu’en outre ces péchés ultimes le visent lui, l’enfant, et en font une victime particulière ?
Et si l’enfant pose des questions sur les raisons de ces actes innommables et les recettes pour les éviter à l’avenir, que pourra lui répondre l’adulte qu’il aura en face de lui? Surtout si ce dernier est un fonctionnaire qui a mission de transmettre un savoir. A quoi cela sert-il d’apprendre par cœur l’horreur? Consciemment, tout le monde connaît l’interdit fondateur de la société du « tu ne tueras point ton semblable ».
Et pourtant la mondialisation de la violence existe!
Les adultes n’ont absolument pas besoin des enfants pour l’exercer. On peut même dire qu’elle est partout. La question est donc bien de savoir quel modèle les adultes offrent aux enfants. Nul besoin d’aller chercher une « faute originelle », il suffit de regarder la folie ordinaire, au départ surtout localisée outre atlantique qui voit toujours plus régulièrement les adolescents éliminer par balles la moitié de leur lycée, et qui arrive maintenant dans notre belle europe. Pourquoi choisir le modèle d’une faute désincarnée, et sans aucun rapport avec une folie supposée ?
On a donc nettement l’impression que face à cet innommable de la barbarie humaine, qui vise l’autre et non pas spécifiquement les juifs ou les enfants, ce procédé qui implique les enfants revient à leur demander d’être des adultes avant l’heure, et même d’accepter le poids d’une faute sociale désincarnée, et donc impunie afin de décharger les adultes de leur propre culpabilité et de leur permettre de se refaire une conscience.
En tous les cas, telle qu’annoncée au départ, dans l’intention initiale, cette mesure procède à l’évidence d’une confusion des générations et d’un très mauvais positionnement de la question de la responsabilité qui incombe aux adultes et en particulier aux parents, pas aux enfants. Dans le meilleur des cas, les enfants ne peuvent prendre cette annonce qu’en terme de faute commise, dont ils auraient à répondre, pas comme une responsabilité sociale qui leur incombe. Le drame serait qu’ils se sentent responsable.
Ce qui en principe pourrait très bien arriver.
Il faut se demander ce que transmettront à leurs propres enfants, ces enfants à qui on aura demandé de s’identifier à un mort. Mais à un niveau social, cette mesure renforcera immanquablement l’idée stupide qu’il y a des peuples prédestinés à produire des victimes jusqu’à la fin des temps et d’autres seulement aptes à constituer des bourreaux.
La question n’est donc pas de transférer cette charge de l’innommable aux enfants, mais de prendre conscience, qu’en plus de la folie, la barbarie existe potentiellement en chaque être humain socialement constitué. La question étant de savoir comment l’un et l’autre s’articulent, pas de mettre en place à la va vite des mesures hypocrites et surmoiques.
Encore une fois, si l’enfant est en phase de construction quant à la conscience morale, l’adulte, lui, est censé en avoir une, de conscience. C’est donc à lui de transmettre à l’enfant.
L’objet de la transmission ne peut être délibérément le sentiment de la faute. L’enfant a déjà ce sentiment dès lors qu’il parle. Non, il doit plutôt porter sur la manière de rester humain dès lors qu’on fait partie d’un système social fou. (cf la liste de Shindler)
L’adulte digne de ce nom a donc à faire comprendre la noblesse de la résistance civique face à la barbarie systématisée. Il y a là une gageure et un paradoxe.
C’est sans doute pour cette raison que j’écris ces lignes.
Mais j'invite vivement les lecteurs à lire le point de vue de Serge Héfez http://familles.blogs.liberation.fr/hefez/ et aussi à considérer la pétition lancée par le Nouvelobs contre cette instrumentalisation de l'enfant http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080...
Georges BLOND
16:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
12.01.2008
L'Education Nationale mauvais élève pour le respect de la coparentalité?
Comme promis, je reviens sur cette question de l'exercice effectif de son rôle par le parent qui ne vit pas avec son ou ses enfants, c’est à dire qui ne dispose que d’un droit de visite, élargi ou non.
Je dirai à ceux qui sont dans cette situation depuis peu qu'il va falloir bien s'accrocher pour exister réellement en tant que parent pour certaines institutions. Je serai même prêt à parier que ceux qui sont déjà des «parents du week-end» depuis un certain temps connaissent cette difficulté pour exister réellement en tant que parent dès lors que la résidence des enfants n’a pas été fixée officiellement à son domicile.
Si nombre d'institutions «bougent», comme les impôts, ou les allocations familiales, pour reconnaître l’importance des deux parents, on constate malheureusement qu’il n’en va pas de même de l’éducation Nationale. En effet, celle-ci continue à travers certaines de ses écoles, collèges, ou lycées de tirer la jambe et de mettre un frein à la coparentalité et au principe fondamental de l'exercice de l'autorité parentale conjointe. La mission fondamentale de l’Education Nationale devrait être d'aider à transmettre aux enfants et aux jeunes les valeurs civiques essentielles du respect de la liberté d’autrui, de la non-discrimination et de l'égalité, toutes valeurs qui figurent au frontispice de la République. Quelle incohérence donc, lorsqu’on constate que dans de nombreuses académies françaises, on tolère de n’enregistrer qu’un seul parent en tant que représentant légal de l’enfant, et une seule adresse officielle. Une telle procédure fait fi du respect de la résidence alternée et de la double domiciliation qui attribue très clairement à l’enfant deux adresses. Dans certains cas, cette ignorance totale du deuxième parent aboutit à une forme de discrimination parentale.
Hypocritement, il semble être attendu des heureux parents bénéficiant de la résidence alternée qu’ils dérogent eux-mêmes au jugement dont ils ont bénéficié et désignent l’un d’entre eux comme le seul représentant légal. "Je ne veux voir qu’une tête, pas deux ".
Cette attitude correspond à un retour en arrière de plusieurs décénies, à la période d’avant l’autorité parentale conjointe.
Ce fonctionnement est au final, non seulement négatif psychologiquement pour l’intérêt des enfants, mais il est également parfaitement illégal. Le plus grave est que ce refus profond du principe de la coparentalité a des conséquences négatives au quotidien pour des milliers de parents français.
Ainsi confrontés à cette logique institutionnelle et à leur hiérarchie, de trop nombreux chefs d’établissement n’adressent, par défaut, aucune information importante, voire aucune information du tout, relative à la vie scolaire de l'enfant au parent considéré comme secondaire ou mineur puisque ne vivant pas avec lui, (même si l’adresse et l’existence de ce parent sont connus de l’administration). A moins bien sûr, que le parent écarté n'entre dans la procédure pour faire valoir ses droits de parents.
Cette attitude de non reconnaissance automatique des deux parents est tout à fait anormale.
Car, non seulement, elle est illégale, mais elle produit invariablement une blessure psychologique chez le parent lésé et écarté qui se sent ainsi déconsidéré, désinvesti, non reconnu en tant que parent par une institution symboliquement importante.
Mais, plus grave ce parent peut être également déconsidéré aux yeux mêmes de son enfant quand celui-ci est petit, quand il prend conscience que son enseignant pour lequel il a de l’estime n’envoie pas son bulletin à l'un de ses deux parents.
Cette attitude est d’autant plus inacceptable que nous sommes en 2008 et que les séparations parentales, et les déménagements intempestifs avec enfants et bagages se sont notoirement multipliés, mettant parfois de grandes distances entre l’enfant et l’autre parent, ce qui impose encore plus l’envoi des informations au parent éloigné.
En outre, en l’absence de ces informations auxquelles il a droit, le parent privé et éloigné de la résidence de l’enfant est dans l’incapacité d’assumer ses responsabilités et d’accomplir le devoir de surveillance et de secours vis-à-vis de son enfant tel qu’il lui incombe de par l’autorité parentale dont il demeure investi. Ce qui impose encore plus, si besoin était, la nécessité d’une égale information des deux parents séparés.
Nous rappelons que le législateur a depuis longtemps consacré ce principe essentiel du partage des responsabilités et des devoirs des deux parents face à l’éducation de l’enfant qu’ils soient séparés ou non. Ces dispositions sont rappelées par la loi n° 2002 du 4 mars 2002 relative à l’autorité parentale, et par de nombreuses circulaires et instructions ministérielles. Tout ceci oblige donc les parents les plus soucieux de leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants à demander à l’établissement scolaire la communication de ces informations qu’ils auraient dû recevoir. Demande légitime, s’il en est, qui, malheureusement, bien souvent, les fera passer pour menaçants ou revendicateurs.
Pour notre part nous pensons que cette demande d’informations au sujet de l’enfant à l’établissement scolaire qui l’accueille est tout à fait indispensable à faire à plus d’un titre.
Au plan psychologique, ça n’est pas du tout négatif que de poser cet acte d’existence en tant que parent. Acte sans lequel on en resterait à un exercice affectif de la parentalité, mais pas effectif ni officiel ou légal. La surestimation des vertus affectives et de l’existence symbolique (in absencia), et à distance, produisent à terme l’évanescence puis la disparition du lien parental «de visite», et de l’existence concrète de ce parent positionné imaginairement comme secondaire. Il convient donc pour ce parent écarté de la vie scolaire de son enfant, de marquer par la parole, en l’occurrence par un écrit, son existence dans le réel et le symbolique.
Au plan juridique, cette demande écrite que nous conseillons vivement d’adresser à l’établissement ou votre enfant est scolarisé est également tout à fait importante, puisqu’elle permet d’éviter le reproche hypocrite d’un manque d’intérêt pour la vie scolaire de l’enfant. Et donc d’une suspicion de carence d’autorité. Pour être cohérent avec nos conseils, notre association vous propose sur notre wiki, un modèle de lettre à adresser aux établissements.
http://unenfant-deuxparents.metawiki.com/Mod%C3%A8ledelet...
Force est de constater que le respect du rôle et de la fonction du parent chez lequel l’enfant ne réside pas ne va pas de soi. Le droit de visite est communément admis comme largement insuffisant pour élever son enfant, à fortiori si les institutions ne respectent pas le principe de l’autorité parentale conjointe.
Avant de conclure, une petite anecdote clinique.
Un jour, un psychologue travaille avec une enfant de 9 ans qu’on lui demande d’aider parce qu’elle manifeste un comportement de désinvestissement scolaire invalidant.
Il entend encore et toujours la mère se plaindre du manque d’intérêt du père de l’enfant pour la scolarité de sa fille. La mère est séparée et s’est remariée voici plusieurs années. L’enfant vit avec sa mère et le mari de celle-ci. Les deux parents habitent des communes distantes d’à peine 50 kms.
La mère prévient le psychologue que jamais le père ne se déplacera pour le rencontrer pour un entretien tellement il se désintéresse de sa fille, et que de toutes façons il a lui aussi refait sa vie, et ne manquera pas d’invoquer la distance entre son domicile et le lieu de consultation.
Le psychologue fait son travail et invite néanmoins le père.
Contrairement à ce qui était annoncé le père vient à l’entretien prévu. Un peu sur la défensive, il se présente non pas comme se désintéressant de sa fille, mais comme ayant été exclu de son éducation.
Le psychologue lui demande en quoi.
Le père répond qu’il n’a jamais été informé de rien concernant la scolarité de sa fille, son ex femme ne lui transmettant pas les bulletins.
Le psychologue lorsqu’il la revoit se permet d’interroger la mère sur ce sujet : "comment se fait-il que l’école n’adresse pas les bulletins?"
La mère lui répond que l’école n’a pas l’adresse du père. Le psychologue demande alors «mais qui signe les bulletins à la place du père ? »
Grosse gêne et gros silence!
Puis la mère finit par répondre «ben comme il les signe pas je les fais signer à mon mari».
????
La mère résolut de ne plus combler le manque par une imposture, de laisser dorénavant au père la place qui lui incombe. Mais, l’histoire ne dit pas la suite.
Ainsi, comment un parent pourrait-il s’intéresser à la scolarité de son enfant, si les bulletins ne lui sont pas transmis par l'école, et si, de surcroît, quelqu'un les signe à sa place?
En Conclusion:
J'espère par cette note avoir faiT prendre conscience à nos lecteurs de la difficulté énorme que représenterait l’institution de nouveaux droits pour le beau parent et les raisons pour lesquelles nous trouvons superfétatoire qu’on légifère sur cette question. D'autant plus, qu'en l’état la loi, permet déjà, mais avec l’accord des deux parents, qu’un tiers soit partiellement investi de l’autorité parentale.
Pourquoi prendre le risque de rajouter des problèmes à une situation déjà si difficile pour le parent qui ne bénéficie pas de la fixation de la domiciliation de son enfant chez lui.
GcjB
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11.12.2007
Ouverture de notre forum internet
Nous avons la grande joie de vous annoncer l'ouverture du forum de notre association qui est destiné à la fois aux enfants et aux parents.
Vous le trouverez à l'adresse : http://unenfant-deuxparents.forumpro.fr/
N'hésitez pas à nous rejoindre pour nous laisser vos questions, témoignages, ou remarques. Nous espérons que vous pourrez ainsi bénéficier de notre expérience, et nous faire bénéficier de la votre en retour.
GB
14:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.05.2006
L'Association "Un enfant-deux parents"
"Un enfant-deux parents" est une association qui a ses origines à Strasbourg. Elle est l'émanation d'un Collectif du même nom qui s'est constitué en 2000.
Notre association est née de l'écoute des enfants qui démontre que les liens affectifs au père et à la mère sont aussi irremplaçables l'un que l'autre, et du constat que la séparation parentale provoque très souvent une souffrance durable et importante chez les enfants et les parents avec des conséquences transgénérationnelles et un coût social incontestables.
Nous espérons proposer des solutions aux intéressés pour y remédier. Ces solutions ne sont pas toutes faites, ni générales, mais doivent surgir au fur et à mesure du déploiement de la parole, temps nécessaire pour comprendre avant d'agir. Nous avons mis en place des groupes de parole basés sur le partage des expériences, ou chacun peut s'exprimer, et ainsi avancer dans la compréhension de sa propre situation, mais aussi sur l'étude des textes ou règlements en vigueur.
Ces réunions ont débouché sur la mise en place d'un petit réseau local d'entraide qui ne demande qu'à se développer.
Au delà de cet objectif nous aimerions apporter une réflexion dans les différents champs du savoir et de la pensée sur le nouveau rôle qu'il incombe aux parents de tenir dans l'intérêt de leur enfant, au vu des profonds remaniements imposés par les évolutions de la société et des nouveaux comportements et usages parentaux auxquels les enfants sont livrés.
Notre réflexion se développe notamment dans les champs psychologiques, mais aussi juridiques.
Le travail des femmes et les interactions précoces père-enfant dès la naissance de l'enfant rendent caduques et inopérantes une grande part des théories psychologiques qui nous ont servi de repères jusqu'à aujourd'hui. Vouloir continuer à se référer au modèle familial qui valorise le travail des pères et fait reposer la responsabilité de tout ce qui concerne l’éducation au quotidien des enfants sur les seules mères, et théoriser le phénomène de la parentalité à partir de ce substrat renvoie à une impasse totale qui a des conséquences désastreuses pour les enfants et leurs parents.
En conséquence de quoi, nous tentons de produire les remaniements conceptuels généraux qui s'imposent de l'étude concrète des situations actuelles, qui nous sont confiées, quitte à questionner dans un esprit constructif la pratique de nos institutions dans le souci de défendre en premier lieu l'intérêt supérieur de l'enfant, et à travers lui celui de ses deux parents.
Le but étant de rendre plus facile ce qui devrait aller de soi : le respect à égalité du lien parental affectif, de la responsabilité et de l'autorité des deux parents.
Pour nos travaux se reporter non seulement au présent blog, mais également à notre wiki
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